Traitement | Généralités
Traitement
Traitement Empirique
Il est important de décider d’abord si l’infection peut être traitée dans l’institution ou si un transfert en soins aigus paraît nécessaire (sepsis, absence de disponibilité des traitements nécessaires). La décision doit s’aligner avec les souhaits exprimés par le résident, le cas échéant sous forme de directives anticipées ou de plan de traitement en cas d’urgence discuté avec le représentant thérapeutique.

L’utilisation des quinolones doit être réservée à la pyélonéphrite ou à la prostatite avec une bactérie documentée sensible et en l’absence d’alternative raisonnable. Ceci au vu de l’augmentation des résistances causées par l’utilisation large de cette classe et des effets indésirables fréquents chez la personne âgée (toxicité neurologique, alterations cardiaques, tendinopathies).

La bactériurie asymptomatique n’est pas une indication pour débuter une antibiothérapie.
Il doit tenir compte de l’épidémiologie locale, les antécédents d’infection urinaire du résident et est à adapter rapidement dès réception des résultats de la culture :
– Selon la surveillance des bactériuries effectuée dans les EMS vaudois par l’unité cantonale HPCi Vaud, les bactéries isolées lors d’une suspicion d’infection urinaire dans les EMS du canton sont à 84% des entérobactéries avec l’Escherichia coli en majorité (75%). La proportion des entérobactéries productrices de bêtalactamases à spectre élargi (BLSE / ESBL) varie autour de 7% comme dans la population gériatrique générale.
– Les antécédents d’infection urinaire, l’exposition récente aux antibiotiques et les résultats de prélèvements microbiologiques précédents doivent rentrer en ligne de compte pour le choix empirique de l’antibiotique. Les principales options sont représentées dans le tableau de traitement de l’infection urinaire.
En cas de doute sur le diagnostic d’infection urinaire, différer l’antibiothérapie si l’état clinique du résident le permet (absence de sepsis, absence d’instabilité hémodynamique). Cela permet d’explorer le diagnostic différentiel et le cas échéant de donner directement un traitement ciblé en fonction de l’antibiogramme.
Ne pas hésiter à solliciter un avis spécialisé d’infectiologie (et/ ou urologie) en cas de germe multirésistant ou d’infection à risque de complication.
Chez le résidents porteurs de sonde urinaire, l’infection urinaire sure sonde est la plus fréquente des infections associées aux soins. La meilleure façon de les prévenir est de limiter leur utilisation en accord avec les indications recommandées (cf. « Mesures spécifiques recommandées chez les résidents sondés » ci-dessous) et leur durée au minimum possible. En cas d’infection urinaire sur sonde celle-ci devrait être retirée. Si son indication est toujours présente elle doit être changée et remplacée sous traitement antibiotique.

Adapter au plus vite le traitement en fonction des résultats de la culture. Le fait de mettre un ordre d’arrêt du traitement antibiotique si la culture devient négative permet de diminuer la prescription antibiotique inappropriée.
Traitement
Il est important de décider d’abord si l’infection peut être traitée dans l’institution ou si un transfert en soins aigus paraît nécessaire (sepsis, absence de disponibilité des traitements nécessaires). La décision doit s’aligner avec les souhaits exprimés par le résident, le cas échéant sous forme de directives anticipées ou de plan de traitement en cas d’urgence discuté avec le représentant thérapeutique.

L’utilisation des quinolones doit être réservée a la pyélonéphrite ou a la prostatite avec une bactérie documentée sensible et en l’absance d’alternative raisonnable. ceci au vu de l’augmentation des résistances causées par l’utilisation large de cette classe et des effets indésirables fréquents chez la personne âgée (toxicité, neurologique, alterations cardiaques, tendinopathies).

La bactériurie asymptomatique n’est pas une indication pour débuter une antibiothérapie.
Traitement Empirique
Il doit tenir compte de l’épidémiologie locale, les antécédents d’infection urinaire du résident et est à adapter rapidement dès réception des résultats de la culture :
– Selon la surveillance des bactériuries effectuée dans les EMS vaudois par l’unité cantonale HPCi Vaud, les bactéries isolées lors d’une suspicion d’infection urinaire dans les EMS du canton sont à 84% des entérobactéries avec l’Escherichia coli en majorité (75%). La proportion des entérobactéries productrices de bêtalactamases à spectre élargi (BLSE / ESBL) varie autour de 7% comme dans la population gériatrique générale.
– Les antécédents d’infection urinaire, l’exposition récente aux antibiotiques et les résultats de prélèvements microbiologiques précédents doivent rentrer en ligne de compte pour le choix empirique de l’antibiotique. Les principales options sont représentées dans le tableau de traitement de l’infection urinaire.
En cas de doute sur le diagnostic d’infection urinaire, différer l’antibiothérapie si l’état clinique du résident le permet (absence de sepsis, absence d’instabilité hémodynamique). Cela permet d’explorer le diagnostic différentiel et le cas échéant de donner directement un traitement ciblé en fonction de l’antibiogramme.
Ne pas hésiter à solliciter un avis spécialisé d’infectiologie (et/ ou urologie) en cas de germe multirésistant ou d’infection à risque de complication.

Adapter au plus vite le traitement en fonction des résultats de la culture. Le fait de mettre un ordre d’arrêt du traitement antibiotique si la culture devient négative permet de diminuer la prescription antibiotique inappropriée.
Chez le résidents porteurs de sonde urinaire, l’infection urinaire sure sonde est la plus fréquente des infections associées aux soins. La meilleure façon de les prévenir est de limiter leur utilisation en accord avec les indications recommandées (cf. « Mesures spécifiques recommandées chez les résidents sondés » ci-dessous) et leur durée au minimum possible. En cas d’infection urinaire sur sonde celle-ci devrait être retirée. Si son indication est toujours présente elle doit être changée et remplacée sous traitement antibiotique.